Chez Ibrahim et Siham à Oualidia - 2 octobre
Après une baignade rapide dans l'eau très fraîche de la lagune et une nouvelle dégustation de poisson grillé (bar et encornets), nous nous changeons rapidement pour nous rendre chez Ibrahim et Siham que nous avons rencontrés hier soir sur le plage.

Nous sommes attendus avec le thé ainsi que des noix, amandes, cacahuètes, petites crêpes et gâteaux secs.
Inrahim nous fait visiter sa maison où il vit avec son fils et sa fille qui s'occupent tous deux de leur maman atteinte de la maladie d'Alzheimer. Au Maroc, il est très difficile de trouver du personnel fiable pour s'occuper de personnes ayant ce type de maladie. C'est pourquoi, Siham reste à la maison pour s'occuper de sa mère en alternance avec son frère. Elle m'explique que cela a beaucoup de sens dans une vie de croyante musulmane. C'est un chemin, une destinée vers Dieu. "Si cela m'est donné à vivre par Dieu, c'est que c'est bon pour moi!" me dit-elle. Aucune plainte, aucune expression d'épuisement de sa part. Une foi sincère et authentique dans la simplicité et l'ouverture.
Pourtant, elle a un master d'économie, obtenu après deux ans de classes préparatoires à Marrakech. Ses amies travaillent pour la plupart en France désormais, dans de grands groupes.
Alors elle développe une activité immobilière autour de la location de logements touristiques en ligne. Elle peut ainsi travailler depuis chez elle.
Son père était professeur d'arabe. Il a pris sa retraite anticipée quand la maladie de son épouse s'est déclarée. Elle n'avait que 53 ans quand tout a commencé.
Ibrahim est lui aussi pratiquant. Quand nous commencions à prendre le thé, le muezzin s'est mis à chanter. Nous avons poursuivi la conversation mais quand sa fille nous a rejoint, il nous a annoncé qu'il allait prier à la mosquée toute proche. Il est parti vêtu d'un bel habit vert puis est revenu une 10aine de minutes plus tard.
Je n'ai su qu'après que Siham avait elle-même prié dans la maison alors que je la pensais occupée à quelques tâches domestiques.
Et elle me précise : "Si je manque une prière, je me sens moins bien, moins heureuse "
Nous avons vécu une expérience de vie de prière comme une respiration dans la vie quotidienne de cette famille : presque invisible et pourtant vitale.
Nous avons aussi beaucoup échangé sur nos vies de familles mais surtout sur nos chiens. Car Ibrahim vient d'acheter un petit labrador à la demande de ses deux enfants. Une petite chienne nommée Lili. Nos labradors ont été nos points communs. Grâce aux photos, nous avons pu montrer Ebay mais aussi Josse tout en ventant leurs qualités extraordinaires !!!!
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