Le bivouac des aigles - Fint - 9 octobre

Notre nuit à  l'auberge Tilissi s'est bien passée mais le lieu manque de convivialité pour nous.
Nous nous levons à 6h30 bien avant l'heure du petit-déjeuner et nous partons à  la découverte de l'oasis. Les bulbuls animent de leurs chants mélodieux et variés le réveil de la petite palmeraie. C'est le "merle' marocain mais plus musicien que le merle français.

Nous nous éloignons du village en nous approchant de l'oued où l'eau coule doucement dans le lit central. Ici, à 1100 d'altitude, l'eau ne manque pas. La palmeraie est bien verte, sans espace de dessèchement tel que dans la vallée du Draa où  de nombreux palmiers finissent pas mourir.

Après 20 mn de marche nous arrivons au bivouac des aigles qui n'offre plus d'hébergement sous tente mais dans des bungalows en terre. Nous croisons Mohammed qui est un des responsables. Il nous accueille à la marocaine : très avenant, nous invitant à visiter les lieux. Il nous montre la cuisine où deux cuisinières s'affairent. Nous mentons sur une terrasse au dessus où les clients prennent leur petit déjeuner.  Enfin nous arrivons à  la dernière terrasse où une plateforme est entourée d'un amphithéâtre utilpour certains séjours de yoga notamment. En descendant, nous croisons l'associé principal, Michel, architecte français qui vit ici depuis 15ans. Il nous présente Nadia son épouse marocaine. Cette dernière nous présente ses cultures d'arbustes. Elle fait pousser du moringa, plante médicinale aux multiples propriétés. Elle nous montre les arganiers qu'elle a semés puis cultivés et qui sont aujourd'hui de jolis arbres. Plus loin, nous observons des oliviers et amandiers. Tout ces arbres se développent sur des terrains caillouteux/argileux humidifié par un réseau de goutte à goutte alimenté par un puit plus bas. Le système se pompage fonctionne grâce à l'énergie solaire. "Nous sommes autonomes ", nous dit Mohammed soulignant la chance d'une présence d'eau assez abondante.
Nous apprécions ces échanges, ce lieu où sont osées des expériences nouvelles au détriment des préjugés. Les anciens du pays ont toujours considéré que l'arganier ne pouvait pas pousser dans la coin par exemple. Or Nadia, s'est lancée et démontre le contraire.
Par ailleurs, la place est très agréable avec une vue sur les falaises et l'oasis, de beaux bungalows en terre implantés en suivant les courbes de niveau. On sent la présence d'un architecte.
Nous décidons alors de venir nous installer là pour nous poser un peu au calme après plusieurs jours d'itinérance. 
Nous resterons deux jours.
Mais pour l'instant, repos, appel des filles, réponse à certains messages qui n'étaient plus accessibles durant les 2 jours passés dans le désert.
Notre bungalow très agréable.
Nous tentons un incursion vers le sud de Ouarzazat, pour rechercher un spot "oiseaux" près de l'oued.  Mais sans succès.

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